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 Amaté Chemsa

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Message Sujet: Amaté Chemsa   Ven 3 Juin - 2:10




les contes des origines

Amaté Chemsa








L’on raconte, depuis l’aube des temps, l’histoire des premiers instants du monde ; lorsque les Puissances qui Sont, dans leur suprême hégémonie, décidèrent des choses qui furent, qui sont, et qui seront. Le Tisserand à son métier façonnait la Tapisserie de l’univers, et chaque fil qui entrait dans son ouvrage déterminait la destinée de l’âme qui y était liée ; et au firmament, il accrocha les étoiles dans la voûte des cieux, pour qu’elles aspirent la lumière de l’univers et rappellent aux hommes leur insignifiance.

Amaté fut la plus sombre de toutes. Glorieuse et si terriblement belle, lointaine au-dessus de l’horizon, oh si froide et si hautaine, elle régnait plus noble que toutes. Grande dans sa majesté, elle était l’étoile souveraine, la plus noire, celle qui enchaînait le soleil et inspirait aux hommes, si bas sur le sol, une crainte respectueuse. Couronnée de noirceur, épouse des ténèbres, elle dominait l’humanité d’une cruelle sévérité, sans pitié pour leur douleur, sans merci pour leur chagrin. Ceux qui la vénéraient s’opposaient à ceux qui voulaient sa chute, et dans le fracas des armes qui tranchaient des vies en son nom, elle trouvait la plus délicieuse des musiques.

Voleuse de lumière, briseuse de prières ; elle était Amaté la Sombre, mère du désespoir, enfant terrible d’un Créateur insensible. Les hommes la craignaient tant, Amaté l’étoile couronnée, la faiseuse de larmes, la fileuse de peine... Un jour, pourtant – un jour, la curiosité du Tisserand la contamina, et elle descendit sur la terre des hommes visiter ce domaine sur lequel elle voyait pleuvoir la détresse et ruisseler le tourment. Dans ce monde plongé dans l’obscurité, elle entendit – oh, pauvre créature amputée de tout ce qui fait la vie, elle entendit, la supplique sincère d’une enfant. D’une enfant rêveuse, d’une enfant rebelle, qui priait encore là où ses semblables dénigraient ; une enfant simplette, une enfant innocente, qui priait la souveraine de l’obscurité.

Une enfant pure, dont le regard aveugle voyait pourtant bien au-delà. Chemsa était son nom ; et lorsqu’Amaté la trouva, son fil s’évada des mains du Tisserand, parcourant la Tapisserie jusqu’à son premier rang. Amaté, l’étoile éternelle et immuable ; et Chemsa, sa grâce et son âme, arrachées de son corps pour faire d’elle un destructeur de l’espoir. Amaté rencontra Chemsa, et lorsqu’elle la prit dans ses bras, la Tapisserie toute entière frémit et ondoya, agitée d’une révolte insensée, chamboulée par le combat indigné d’une étoile à laquelle on avait volé son âme et qui venait de la retrouver. Elle s’envola, Amaté Chemsa dans sa plénitude acquise et renouvelée – elle vola, droit au-dessus du champ de bataille où l’on se déchirait en son nom.

Elle vola, le Creuset des Ténèbres – droit au cœur de la mêlée, et elle s’y arracha les ailes, précipitant sa chute. Plume par plume, elle réduisit en poussière toute la lumière qu’elle avait pu dérober sous la voûte des cieux – plume par plume, dans une pluie diaprée, elle répandit sur l’humanité la poussière d’une étoile sacrifiée et s’abîma sur la terre des hommes pour y expirer. Désespérée de pouvoir un jour expier le mal qu’elle avait causé, marionnette brisée prisonnière d’un fil manié par des mains cruelles, mais affranchie enfin des barreaux de sa cage. Née des ombres, dévoreuse de mondes et fléau des hommes – Amaté plongea, Chemsa lovée en elle comme la promesse d’un meilleur lendemain. Elle se brisa, Amaté Chemsa, Héraut des Titans – et tout comme la lumière appela les ténèbres au firmament, les ténèbres enfantèrent la lumière au creux de la terre.

La Tapisserie s’envola des mains du Tisserand – les fils se mêlèrent en une symphonie de couleurs que l’œil ne put suivre, et le monde conquit son propre destin. Les années passèrent, les siècles filèrent, des millénaires s’envolèrent, jusqu’à ce que les enfants des hommes aient tout oublié de leur naissance, et de celle qui sacrifia ses ailes pour leur donner leur liberté. Et pourtant, pourtant – dans ce monde vibrant de magie et de serments, de savoir et du rire des enfants, certains racontent encore l’histoire d’une étoile tombée du ciel pour conquérir l’espoir au prix de sa grâce éternelle. L’on raconte, oui, le soir autour du feu, la légende de cet ange de noirceur, touchée en plein cœur par la simple prière d’une âme sœur. L’on danse son vol ardent, l’on chante ses larmes de sang ; et loin, très loin sous la terre, au plus profond du berceau du monde, elle entend ; endormie sous la mer des dunes d’Erebor, là où elle embrassa le sol il y a si longtemps, elle entend ce nom qu’on lui a donné, et elle rêve de ceux qu’elle a volés au Tisserand pour leur offrir la liberté.

Car nous sommes tous poussière d’étoile,
Fragments de souvenirs, âmes forgées de flamme,
Arven est sienne, nos destins au creux de son rêve,
Amaté Chemsa, Lumière de l’Aube.





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Message Sujet: Re: Amaté Chemsa   Lun 25 Juil - 22:17

Test vert
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Message Sujet: Re: Amaté Chemsa   Lun 25 Juil - 22:20

Piou
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Message Sujet: Re: Amaté Chemsa   

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